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Fesmudap : Les danses du Cameroun s’exhibent
La cérémonie d’ouverture de la première édition du Festival des musiques et danses patrimoniales (Fesmudap) a célébré l’intégration sous régionale qui a donné de relever des traits de similitude entre des danses nigérianes, rwandaises, centrafricaines et camerounaises
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Procession de la caravane des danseurs du Fesmudap, Yaoundé, 2017 (www.hanoscultures.com)

Le musée national du Cameroun ressemble à une gigantesque ruche ce mercredi 02 août 2017. À l’image des essaims d’abeille, chaque groupe de danse est armé d’instruments de musique qui produisent des sonorités particulières qui l’identifient aux autres. Les chants qui accompagnent ces sonorités sont énoncés en une langue vernaculaire et les mouvements de corps des danseurs doublés de leur tenue vestimentaire viennent magnifier et spectaculariser la danse en question. Le changement de rythme est le résultat du basculement d’une aire culturelle à une autre, avec des singularités et des délices.

La cérémonie d’ouverture de cette première édition du Fesmudap présidée par le Premier ministre Philémon Yang a permis d’entrevoir des similitudes entre les pas de danses et les gestuelles des danses des pays voisins à l’instar du Nigéria, du Rwanda, de la RCA et celles pratiquées au Cameroun. Lors de la présentation des différentes délégations, le groupe des réfugiés du camp de Minawao parrainé par le HCR n’a pas manqué de séduire le public. La caravane proposée à l’occasion dans les artères de la ville de Yaoundé s’est muée en un défilé des délégations où chaque groupe montrait ses talents, son originalité en attendant de descendre dans l’arène pour en découdre avec les autres.

L’aire culturelle soudano-sahélienne a esquissé une fantasia en recourant aux chevaux blancs précédés des souffleurs dans une longue trompette de plus de deux mettre. L’aire culturelle Grassfield a amorcé une sorte de danse funéraire faite de tambours et de chants à tue-tête avec des déplacements circulaires. L’aire culturelle Fan-béti n’a pas fait l’économie des sonorités spécifiques de ses balafons couronnées du Mvet Ekan alors que l’aire culturelle Sawa a exhibé sa danse rituelle conduite dans une barque agitée par des vagues d’eau de mer. Un immense tableau d’une diversité étonnante qui donne au ministre des Arts et de la Culture de déclarer : « dis-moi comment tu danses, et je te dirais d’où tu viens ». C’est sans doute dans cette optique que le thème de ce premier Fesmudap est : « Musiques et danses patrimoniales : vecteurs du multiculturalisme et de l’intégration nationale. ».

Claudel Tchinda

 

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