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Peut-être le printemps de l’art performance au Cameroun
Perform’action et Modaperf promus par deux artistes camerounais, chacun, à sa première édition. Ces festivals se tiennent entre le 23 et  le 29 novembre 2017 aussi bien en salle qu’en plein air
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Rencontres d'Arts Visuels de Yaoundé 2017 (www.hanoscultures.com)

Après un report de quelques semaines, Perfom’Action initié par Christian Etongo et porté par l’association Muktiproject se déroule du 26 au 29 novembre 2017 à Yaoundé avec la participation des artistes ressortissants du Congo, de la Rca, du Togo, de l’Italie, du Danemark et du Cameroun. Cette première rencontre internationale d’art performance fait suite à une série d’ateliers de formation de jeunes animé par le pionnier de la performance artistique au Cameroun. 

L’idée principale est de transporter cet art dans les quartiers, sur les rues afin d’amener le public à le découvrir. Quoique cet art, comme le reconnait Christian Etongo, est souvent incompris. C'est un art mais aussi un sujet à diverses polémiques renseigne celui qui dans une de ses prestations revisite le rituel Tso chez les Bétis.

Modaperf qui signifie festival international de mouvements, danses et performances quant à lui donne d'apprécier le contenu de sa programmation entre le 23 et le 25 novembre 2016 dans les centres culturels que sont l’Othni, l’Institut français du Cameroun. La démarche de Modaperf est de rassembler toutes les formes d’expression artistiques. Son promoteur Raoul Zobel Snak promet d’organiser de façon successive cinq éditions de Modaperf sur les 5 années à venir et ensuite passer à une biennale. 14 artistes de la France, du Sénégal, de la Rd Congo sont annoncés à ce rendez-vous dont l’une des raisons d’être est d’effacer les barrières entre les disciplines artistiques.

L’art performance à la croisée des chemins
Reste que la tenue conjointe de ces festivals remet en débat le questionnement sur la pertinence de cette discipline. Un sujet qui a été au cœur d’un débat organisé près de trois semaines auparavant à l’espace culturel FIIAA et qui a réuni acteurs et promoteurs culturels ainsi que des artistes autour de la thématique « la performance est-elle de l’art ? ». Un juste prolongement de la question ébauchée des années auparavant par Stéphanie Dongmo et hanoscultures.

Peut-être ne s’en rendent-il pas compte, ces deux initiatives du pionnier de l’art performance au Cameroun et de l’un des performeurs le plus demandé à l’heure actuelle sont un moment déterminant de l’émergence de cette discipline, toujours en débat eu égard aux dissonances perçues dans les discours de ses adeptes. Le rendez-vous de ce mois de décembre 2017 par la qualité de l’organisation et des prestations peuvent donner un coup d’accélérateur à un essor explosif de cet art, d’autant qu’il semble d’apparence aisé de s’y investir quel que soit sa discipline artistique d’origine. Cette possible réussite peut se faire à une condition. Que le public apprécie des œuvres réalisées et présentées avec pour but de l’intéresser. A contrario, il y’a à craindre que les prestations ne séduisent pas pas, à défaut ne surprennent pas agréablement le publics et que de grandes défaillances organisationnelles viennent achever de décevoir les consommateurs.

En dépit des raisons avancées par les deux promoteurs de festivals, l’on regrette d’ores et déjà qu’ils n’aient pas pu jumeler leurs ressources humaines, matérielles et financières pour proposer au public, pour la première édition, une seule rencontre davantage élaborée.

Claudel Tchinda

 

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