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Fesmudap : le rendez-vous des richesses vestimentaires
Le Ndop, le Sanja, la Gandoura et l’Obom rivalisent de beauté et d’originalité au cours de prestation des groupes de danses
image article le ndop une tenue sacre
Le Ndop arboré lors des danses cérémonielles

Si l’on apprécie la dextérité du groupe Ozila de Zoatelé qui a autour des reins de ses danseurs des tenues confectionnées à base de fibres de raphia ou de palme, la pondération du groupe de danse Ekan Immortel dont les prestations sont adossées sur les sonorités du Mvet, l’on s’est surtout vu ébloui par le vêtement proposé par cette aire culturelle Fan-beti : l’Obom. Un vêtement fabriqué à l’aide de l’écorce de l’arbre éponyme après des transformations manuelles pour le rendre malléable. Les stylistes et couturiers lui donnent des formes souhaitées. Des costumes sans manches, des jupes, des chapeaux, etc. sont quelques variétés déjà confectionnées et présentées.

Le torse et les pieds nus, une voix de ténor qui scande une chanson et dans la main droite un bâton qui est agité sans cesse dans le sens vertical. On retrouve dans cette description les empreintes de la danse Toupouri exécutée par le groupe Gourna de l’aire culturelle Soudano-sahélienne. Dans cette même espace culturel, au-delà des groupes de danse Fali Ngoutchoumi, Hidé Tourou et Mafa, les adeptes de la fantasia arborent des ccomplétées par une chéchia pour monter les chevaux blancs consacrés à cette prestation, de même que ceux qui soufflent dans des longues trompettes. 

Les petites flutes, les balafons du groupe Moudjouong et Dissongo du Nord-Ouest côtoient allègrement les castagnettes bruyamment agitées par le groupe Kana du Bamboutos. Ces objets peinent à distraire le regard des grandes tenues généralement de couleur bleue et blanche ou rouge et noir baptisée Ndop qui identifie l’aire culturelle Grassfield. Des vêtements confectionnés en coton qui, apprend-t-on, sont remis par le chef en personne à des fils du village ayant posé un acte héroïque ou à des visiteurs prestigieux. Des cauris et autres ornements sont ajoutés à ce vêtement.

Le Sanja est le vêtement privilégié dans l’aire culturelle Sawa. C’est un carré de pagne sous des tons précis mais c’est la manière de le nouer autour des reins qui fait toute la particularité. Un nœud doit être bien assorti et des parements ceinturent parfois le biceps au-dessus ou non d’une tenue de coton. Grâce aux festivals tels que le Ngondo à Douala, la fête des Batanga à Kribi, etc. des motifs ont été stabilisés sur ces pagnes et identifient désormais cette aire culturelle des peuples de la côte. Reste que la kaba Ngondo arboré par les femmes sawa a subi des modernisations stylistiques au fil des temps et est répandu dans l’ensemble du pays. Le sanja sert encore aujourd’hui d’accessoire à nombre de danses dont L’essewé, l’assiko.

Les tenues exposées au festival des musiques et danses patrimoniales Fesmudap, outre leur fonction principale de vêtir le corps des danseurs  servent de supports de communication  et  de véhicule de l’identité des aires culturelle du Cameroun.

Claudel Tchinda

 

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