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« Finalement, la photographie au Cameroun n'est pas la chasse-gardée des hommes »
Six ans de photographie et déjà une redoutable renommée qui transcende les frontières nationales. Blanche Agoune évoque ses débuts, sa vision de la photo et ses projets immédiats
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Blanche Agoune 

Vous êtes comptée aujourd’hui parmi les photographes en pleine progression au Cameroun, combien d’exposition avez-vous déjà réalisé et laquelle vous a le plus marquée ?
Je crois être à ma 8ème exposition. J’ai exposé dans les auf au Sénégal l'année dernière. Et je vais exposer en Autriche en juin et en France mais la date n'ai pas encore fixée. Toutes mes expositions m’ont toutes marqué parce que j’ai toujours cette excitation de savoir ce que les gens, de toutes les couches, pensent de mon travail.

Votre horizon est teinté de noir et blanc, pourquoi le choix des photos en noir et blanc alors que d’aucuns trouveraient que c’est un modèle suranné ?
Je ne trouve pas suranné le noir et blanc et j’essaie de faire ce qui me semble beau et bon pour faire ressortir toute la beauté et l’esthétique du noir et blanc dans mon travail. Ce qui n’exclut pas que les photos couleurs fascinent également pour leur charme. D’ailleurs, j’ai aussi exposé en couleur et çà a son côté chic (rire).

Dites-nous comment et en quelle année vous arrivez à la photographie ?
En vérité, cela fait exactement six (6) ans que je suis dans la photographie. J’ai été mordu par cette activité en 2010. Je crois pouvoir dire que j’ai carrément eu un coup de foudre.

Comment rencontrez-vous Stephano Zambuto et comment s’est déroulée votre collaboration ?
J’aime beaucoup me filmer. Un jour accompagnée d’une amie pour un schooting, j’ai fait la rencontre de Stefano Zambuto, un photographe professionnel. Depuis lors j’enchaine les schooting de ma personne. Et là, je ne pense pas à la formation. C’est une de mes sœurs qui, voyant ma passion pour la photo, me dit un soir : « mais formes-toi ». Sur ces propos, quelques temps après, j’entre en contact avec Stefano Zambuto qui fais partie de l’association des volontaires pour la promotion du Cameroun (Voprocam) et occupe la fonction de directeur artistique. Grâce à cette association, j’ai suivi une formation sur la photographie.
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Blanche Agoune

Quel effet cela vous fait-il de vous voir en photo ?
Me voir sur une photo, c'est magique ! Et puis surtout, j'ai ces instants de schootings ou on s'amuse beaucoup.

Avez-vous collaboré avec d’autres artistes camerounais ou étrangers et quels en ont été les retombées ?
Oui ! J’ai collaboré avec d'autres artistes camerounais tout comme des étrangers. J'ai toujours envie d’apprendre parce que dans la photo, il y’a une évolution constance et j'apprends toujours au contact des autres.

11 septembre 2015, vernissage à l’Ifc de Yaoundé avec Zanbuto, 30 juin 2015 et surtout lors du vernissage de l’exposition « Cameroun, une vision contemporaine, acte V » au bureau de la Banque Mondiale de Yaoundé, la seule femme au milieu de 9 autres artistes, quel est souvent le sentiment qui vous anime en de telles circonstances ?
L'exposition au bureau de la banque mondiale au Cameroun était vraiment, pour moi, un très grand moment. Au soir de ce vernissage, j’ai regardé mes portraits habillant cet espace et j’ai eu une immense joie de voir ce travail exposé dans ce lieu. Et au constat de cette réalité, je me suis dit que finalement la photographie au Cameroun n'est pas la chasse-gardée des hommes.

Vous êtes l’une des rares femmes présente et active dans ce registre, comment vous percevez-vous ?
Je me perçois juste comme une femme qui veut vivre de sa passion.

Quelles causes défendez-vous régulièrement ? Le féminisme, la liberté, l’humanisme, etc. ?
Les causes que je défends vont dans plusieurs domaines. Et je peux dire que je fais des photos, ce qui est vrai, mais en outre, j’ai de nombreux projets en préparation dans tout ce que vous avez citez.

La photographie pour vous, est-ce un métier qui vous occupe suffisamment ou alors c’est juste un passe-temps ?
Pour moi, la photographie c'est un métier, une passion dévorante et par ailleurs un passe-temps magnifique.

Pouvez-vous nous dire un mot sur vos futurs projets photographiques ?
Les projets de Blanche Agoune sont nombreux. Je n'ai pas encore fini avec ma série de photos sur le troisième âge et j’ai vraiment beaucoup d'autres projets. Mais je ne voudrais pas en parler pour le moment.

Propos recueillis par Claudel Tchinda


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