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L'édition du livre en Afrique : des pistes de solutions esquissées 
L'ensemble des pistes de solutions explorées et proposées pour application aux gouvernements africains est condensé dans le Plan d'action de Yaoundé. Document qui sanctionne les travaux de la conférence régionale de haut niveau sur la problématique de l'édition du livre en Afrique.
image a la une rentrée littéraire mali
Rentrée culturelle, Cameroun, 2016 (www.hanoscultures.com)

La synthèse des visions croisées des responsables en charge de la gestion des questions du livre sur le continent, a davantage mis en évidence l'impératif d'une meilleure prise en compte des problématiques du livre dans les politiques publiques. Narcisse Mouelle Kombi le ministre des Arts et de la Culture du cameroun, Mahamed Saleh Haroun ministre tchadien de Développement touristique, de la Culture et de l'Artisanat, Iddi Ziblim ministre ghanéen du Tourisme, des Arts et de la Culture, tous trois se sont exprimés au cours d'une table-ronde pontuant les travaux de la conférence régionale de haut niveau sur le secteur de l'édition en Afrique tenue à Yaoundé les 22 et 23 novembre 2017.

Si Iddi Ziblim du Ghana souligne qu'en partenariat avec les pays de l'afrique australe, son pays compte parmis les pays africains reconnus pour les pratiques dans le secteur de l'édition, il souligne tout de même l'important d'établir, dans chaque pays, des partenariats entre le secteur public et le secteur privé. Pour lui, cette démarche de collaboration permet de recencer les faiblesses des acteurs de la chaine du livre afin de pourvoir répondre aux bésoins spécifiques qui se posent à eux et ainsi contribuer à développer ce secteur d'activité qui a une forte incidence sur l'éducation du peuple, et par ricochet sur le développement de la nation. Narcisse Mouelle Kombi du Cameroun est d'avis qu'il est important de renforcer les capacités des professionnels du secteur de l'édition. Ce qui ne peut bénéfiquement se faire au Cameroun qu'à la suite de l'évaluation de la politique d'appui de ces professionnels. Au Tchad, explique Mahamed Saleh Haroun, les éditeurs étrangers sont prêts à nous fournir des ouvrages et nous nous sommes entendus pour n'en prendre que 2 000 livres par an pendant cinq ans en soutenant dans le même temps les éditeurs locaux. Ces derniers devraient bénéficier des exonérations d'une partie de leurs charges fsicales au travers d'une loi en préparation. Une démarche que nous entendons évaluer dans cinq.

Promouvoir la lecture
Iddi Ziblim, le ministre ghanéen en charge de la culture releve que dans son pays, la promotion de la lecture est faite depuis la base, à l'école. C'est ainsi, dit-il, que le théâtre est pratiqué dans les écoles. Ce qui amène les élèves à lire les ouvrages et à monter des pièces de théâtre. Une librairie mobile a également été mise sur pieds pour sillonner l'arrière pays et rapprocher les livres du public. Au cameroun, cette bibliothèque mobile est baptisée bibliobus indique Narcisse Mouelle Kombi. Le ministre camerounais en charge de la culture renseigne que cette bibliothèque contient en plus des livres physiques, des liseuses. et sillones des zones reculées selon un programme préétabli. Le ministre tchadien en charge de la culture dit être allé plus loin en instituant le mois du livre et de la lecture. Une opération qui consiste a amener des auteurs dans les lycées et collèges pour des séances de lecture et des débats.

Au contraire des centrales de lecture qui fonctionnent assez bien au tchad, il existe une centrale de lecture au cameroun. Mais il parait utile de consolider et renforcer le réseau de bibliothèques publiques, dit le Minac qui fait savoir qu'une bibliothèque nationale est en gestation au Cameroun. La bibliothèque nationale du Tchad a été pourvue de 3 000 livres en début novembre par un de nos éditeurs français, informe Mahamed Saleh Haroun du Tchad. Mais, il relève qu'à sa prise de fonction, il y'a neuf mois, les rayons de la bibliothèque nationale du Tchad étaient vides. pourtant des fonds avaient été alloués pour son équipement.

Plan d'action de Yaoundé
Les éléments de précision ainsi donnés par les responsables en charge du secteur de l'édition dans ces trois pays confortent les résolutions prises au terme de la conférence de Yaoundé sur la problématique de l'édition en lien avec son rôle dans l'éducation et sa contribution à la croissance économique. Il a été souhaité qu'un accent soit mis sur la lutte contre la piraterie.

Les participants suggèrent que les Etats veillent à la transparence des sociétés de gestion collectives du droit d'auteur. Toujours sur la question de droit, il a été demandé de tenir compte du droit de la copie privée. Il s'agit de cette redevance prélévée sur les supports d'enregistrements tels que les disques durs, les clés USB, les cartes mémoires, les CD ou les DVD, destinée à compenser les ayants droit pour l'exception de copie privée de leurs œuvres, principalement la musique et les films. L'une des recommandations porte sur la formation des acteurs du livre à l'environnement numérique et de ses problématiques. Quelques pistes de solutions envisagées pour inverser le constat de la directice adjointe de l'organisation mondiale de la propriété intellectuelle qui constate que l'Afrique dont la population est la plus jeune de la planète est à la traine de l'industrie du livre, loin dérrière les Etats-Unis, le japon, l'Europe.

Claudel Tchinda

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