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Salon du livre de Yaoundé 2018 : une haie d’honneur pour des écrivains
Le Salon rend hommage aux écrivains camerounais de renommée ayant participé à l’écriture de l’histoire de la littérature camerounaise hanoscultures Une silya2018-ecrivains
Hommage aux grandes figures de la littérature camerounaise, Silya 2018, Yaoundé (hanoscultures.com)

Tel le clin d’œil d’une vedette de cinéma à ses fans, des écrivains camerounais de renommée accueillent les visiteurs du 3ème Salon international du livre de Yaoundé dès leur entrée. De part et d’autre de l’allée principale de l’esplanade du musée national, sont disposés des grands tableaux noirs d’au moins deux mètres de hauteur, sur lesquels sont posés, en très grand format, les biographies d’une cinquante de grands noms de la littérature camerounaise. Poètes, essayistes, romanciers, nouvellistes, conteurs, dramaturges.

Le titre de la biographie de chaque écrivain est bel et bien son nom écrit de façon assez visible, même de loin. A l’angle gauche de la feuille, l’image de l’auteur en question. Le tout surmonté du surtitre « Exposition : grandes figures de la littérature camerounaise » inscrit dans une bande de couleur rouge.

L’auteur du livre aux sept courtes et magnifiques histoires compilées sous le titre de Bimane et jadis inscrit au programme scolaire y est, presqu’au bout de la présentation, sur la gauche. Séverin Cécile-Abega, le natif de Sa’a dans le département de la Lékié, né en novembre 1955 et mort en mars 2008, est présenté comme le fondateur de la littérature camerounaise. Tout juste derrière lui, Guillaume Oyono Mbia qui a enfanté en 1962 le célèbre ouvrage Trois prétendants…un mari. Ensuite vient, Patrice Ndedi Penda, autre dramaturge avec de nombreuses pièces ayant fait échos. On garde en mémoire entre autres : Le char des dieux, Le Caméléon, Les épouses stériles. Des pièces de théâtres encore d’actualités et qui font toujours l’objet de représentations.

L’un des plus prolifiques auteurs qu’a connu le Cameroun est sans nul doute Alexandre Biyidi Awala ou plutôt Mongo Béti avec plus d’une vingtaine d’ouvrages. Son tout premier retentissant roman : Ville cruelle portant le pseudonyme d’Eza Boto est bien connu par la génération des 40-50 ans. L’on apprend que sa toute première œuvre est une nouvelle, publiée sous le titre : Sans haine et sans amour. Engelberg Mveng, cet historien, anthropologue et théologien rentre dans la liste des piliers de la littérature camerounaise. Balafon est son oeuvre la plus connue puisque jadis inscrite au programme scolaire. A cette occasion, on découvre que René Philombe, de son vrai nom Philippe Louis Ombedé est l’un des fondateurs de l’association des poètes et écrivains du Cameroun (Apec). Ecrivain, journaliste, poète, romancier et dramaturge, il connait la prison et écrit Lettre de ma cambuse. Charles Salé, Roi Njoya, Evelyne Mpoudi Ngole, Adamou Ndam Njoya, Christian Kingue Epanya sont également présentés sur ces tableaux.

La nouvelle génération s’affiche clairement, notamment avec Imbolo Mbue, âgée de 35 ans. Le livre de l’auteur de Behold the dreamers ou encore Voici venus les rêveurs est l’une des meilleures ventes de ces dernières années.  Romuald-Blaise Fonkoua, Jeanne-Louise Djanga, Sophie Françoise Bapambe, Julienne Zanga, Djaïli Amadou Amal, Léonora Miano, etc. ne sont pas en reste et se laissent découvrir par le dévoilement des leurs livres.

C’est un répertoire saisissant de l’évolution de la littérature camerounaise et de ceux qui la font, hier, aujourd’hui et assurément ceux qui posent les prémices des œuvres à venir.

Claudel Tchinda.

 

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