Google+

Balama 2017 : l’art pour tous
Sculpture, peinture, photographie, dessin, musique, théâtre… les productions artistiques proposées tout au long de ce festival a donné d’apprécier le talent des artistes
image a la une balama2017 peinture
Exposition de tableaux, rue de l'Union Française, Douala, décembre 2017 (photo : Perez Mekem)

L’entrée de la rue du l’Union française du quartier Bali à douala comporte des présentoirs sur lesquels sont juchés des tableaux de plusieurs peintres. Les couleurs chaudes captivent l’attention et suggèrent un exercice de sémiotique pour questionner jusqu’aux messages subliminaux contenus dans la dizaine d’œuvres ainsi exposées. Les noms des auteurs de ces peintures diverses sont déclinées au bas de chaque œuvre en guise de signature. Ils sont 19 dont Abdias Ngateu, Bidias Romaric, Rostand Pokam, Marc Padeu, Justin Ebanda, Tally Mbok et chacun y va de son inspiration. A cette exposition collective à ciel ouvert sont associés des produits dérivés. Il y’a le spectacle presque ingénu des apprenants de cette école de stylisme qui défilent sur la rue pour présenter les vêtements confectionnées de leur propre chef. Un tapis rouge au bout duquel le jury observe la démarche, apprécie la tenue et examine les techniques de coupes, finitions et autres.

Des œuvres sont également accrochées sur les murs des habitations qui bordent cette rue jusqu’au fond où un grand podium se pose comme le terminus de ce « Street art. Et pendant quatre jours, du 07 au 10 décembre 2017, dès la tombée de la nuit, des représentations théâtrales ont été proposées, des poèmes déclamés. Mais cette grande scène a offert en majorité un spectacle haut en couleur chaque soir. Une scène sur laquelle une trentaine d’artistes ayant en partage la musique dans les cordes ont littéralement explosé leur génie dans un corps à corps sonores ou l’interpénétration des rythmes a éblouie plus d’un. Plus encore, lorsque l’ancienne et la nouvelle génération fusionnent pour évoquer l’amour dans une soirée thématique exceptionnelle baptisée : « déclaration d’amour ». Les slameurs n’ont pas raté l’occasion de répondre à Bibiane Sadey, Germaine Ebellè, Anne Cillon Perri en générant des intonations accompagnées de gestes forts expressifs.

Le marché d’art

Comme dans une volonté permanente d’émerveiller le public, la performance artistique a fait irruption dans ce décor idyllique emmené par l’un des chefs de file de cette discipline, Christian Etongo. Il s’est permis de reprendre le « rituel du Tso » chez les Bétis, au crépuscule de la journée du vendredi 08 décembre 2017. Une démarche proposée au public pour l’inviter à questionner les maux de la société. En mémoire, il est resté cette image presque troublante d’un individu dont le visage est enseveli sous une montagne de terre. Un tableau par lequel le promoteur du festival Perform’action présente l’état de notre quotidien.
image a la une balama2017 sur scene
Sur la scène de Balama 2017, rue de l'Union Française, Douala, décembre 2017 (photo : Perez Mekem)

Par-dessus les expressions artistiques scéniques, il fallait parcourir les stands pour découvrir les formes, les matières issues des travaux de recherche et d’application. Vêtements, bracelet, sacs, objets de décoration intérieure… la dénomination du marché de l’art prenait tout son sens. Le génie des créateurs surprenait forcément ! Un pari que la 2ème édition de Balama tenait à réaliser en rapprochant l’art du public. Un concept qui, cette année, reposait sur un thème central invoquant l’art, la citoyenneté et la paix sociale. Le débat sur l’art et la citoyenneté ainsi que l’art et la paix sociale ont suscité des échanges forts nourris. De quoi réquisitionner le rôle de l’art dans nos société.

Claudel Tchinda

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

     Nos Partenaires
 blackitude  Trust-for-Africa-work-art
Organe d'Information Culturelle et Touristique Panafricain en Ligne. HANOSCULTURES.COM remercie tous ses partenaires et annonceurs.
Contact: 00 237 22 80 68 63