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Secteur touristique : près de 50% de pertes depuis le début d’année
Face à l’abstention des touristes étrangers, le développement du tourisme national doit faire face à des contraintes diverses
Image a la une mont febe
Hôtel Mont Fébé

C’est un peu comme une ritournelle ces derniers temps. Les hôteliers et restaurateurs ne se sont jamais aussi montré en public pour dire qu’ils sont mal dans leur profession, que leurs doléances ne sont pas écoutées en dépit des pertes souvent colossales qu’ils enregistrent. Et pour ne rien arranger, le classement de l’organisation international du tourisme classe le Cameroun 126ème sur 130, autant dire parmi les cinq derniers. 

Pour plusieurs, la crise sécuritaire générée par les exactions de Boko Haram de l’Extrême-Nord a eu un impact sur l’ensemble de la profession, quel que soit le lieu du territoire camerounais. Autre fait, l’interruption de l’internet dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est venue affecter l’activité dans ces régions. Au-delà des difficultés spécifiques liée à l’activité touristique dans chaque région, il y’a en plus la taxe de séjour appliquée depuis le 1er janvier 2017 qui est à l’origine d’un malaise perceptible chez les acteurs de ce secteur.

Les promoteurs des établissements touristiques réunis au sein du syndicat Patronal des industries de l’hôtellerie et du tourisme (Spiht) font savoir que l’activité tourne au ralenti. Selon la présidente du Spith, Chantal Lewat, l'application de la taxe de séjour qui contraint au prélèvement d’un montant variant entre 1000 FCFA à 5000 FCFA pour chaque nuitée a occasionner une baisse des recettes. Et en conséquence de ce que le pouvoir d’achat des citoyens ordinaires ne favorise pas le développement du tourisme local, les promoteurs se trouvent dans l'obligation de réduire les prix afin de maintenir leurs clients traditionnels, poursuit-elle. 

D’après le Spith, le taux d’occupation des hôtels par exemple est de l’ordre de 40%, c’est-à-dire que les pertes enregistrées se situent autour de 50% à 60%. Dans l'arrière-pays, renseigne la présidente du Spith, certains hôtels peinent à avoir trois chambres occupées pendant le weekend.

Norbert Stede, promoteur de l’hôtel Porte Mayo dans l’Extrême-Nord du Cameroun souligne que le dossier d’aide au secteur touristique confectionné et soumis à l’État n’a pas encore connu de suite heureuse. Un défaut de soutien de la part des pouvoirs publics que n’arrive pas à comprendre Emile Engoulou du restaurant « Le municipal » logé à la communauté urbaine de Yaoundé. D’après lui, en dehors du Cameroun, tous les pays investissent dans le tourisme. Une contradiction relève-t-il avec le Document camerounais de Stratégie de la Croissance et de l’Emploi (DSCE) qui fait du tourisme le sixième secteur prioritaire.

Claudel Tchinda

 

 

 

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